DSM – MIDDLESEX REGIMENT

DSM – Distinguished Service Medal

MIDDLESEX REGIMENT

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Tombe du Lieutenant Frank Redfern Smith, DSM

Tombe située  au Nine Elms Cemetery, non loin de Ypres. La mention en bas de la tombe indique : « Il était aimé par un (ou une) et par tous ».

Ce Lieutenant a reçu la Distinguished Service Medal, pour conduite héroïque au combat, comme l’indique ici la mention DSM, accolée au nom. C’est pour des actes à Gallipoli qu’il a mérité cette décoration.  Il était affecté aux services Communication (Royal Enginners Signal) de la 66ème Division. Il est mort des suites de blessures en décembre 1917. Il avait 35 ans.

Portrait de jeunesse

 

Assez peu de ‘Distinguished Service Medals’ ont été décernées durant la première guerre mondiale. C’est plutôt exceptionnel de voir les initiales DSM sur une tombe.

Distinguished Service Medal (DSM)

 La Distinguished Service Medal (DSM) a été instituée en octobre 1914 . Il s’agissait de l’équivalent pour les soldats ou sous officiers de la Distinguished Service Cross ( DSC ) qui elle était réservée aux officiers .  Les récipiendaires de la Médaille du service distingué ont le droit d’utiliser les lettres post-nominales «DSM». 

En 1993, la DSM a été abandonnéa et, depuis lors, la Distinguished Service Cross  peut être décernée au militaire de tout grade.

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Territorial Decoration Medal

Territorial Decoration Medal

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La Territorial Decoration ( TD ) était une médaille militaire du Royaume-Uni décernée pour un long service dans les Forces Territoriales .

Cette médaille a existé de 1908 à 1930 environ. Elle était accordé pour un minimum de 20 ans de service dans les forces territoriales (forces de réserves), avec un service en temps de guerre comptant double. Le récipiendaire de cette médaille à droit aux lettres « TD » après son nom (post-nominal letter)

Elle a été remplacée par la Efficiency Decoration en 1930. De 1908 à 1930, 4 783 Territorial Decorations  ont été accordées.

Dans la pratique, il est rare de trouver des tombes avec cette mention. En voici une:

Photo prise au cimetière du Mont Huon.

Le Lieutenant-Colonel Claude S. Worthington  est crédité de la Territoratial Decoration mais aussi de la DSO et  Bar  dans le Manchester Regiment Book. Durant la guerre, il est d’abord intervenu en Egypte, à Gallipoli, au Sinai avec le 6ème battaillon du Manchester Regimentt comme Major. En tant que Lieutenant Colonel, il a commandé les 6ème et 8ème battaillons du Manchester Regt et le 8ème battaillon du Duke of Wellington’s Regiment.

Il a recu la ‘Bar’ à sa DSO pour sa bravoure et son commandement efficace les 27 Sept et 1er Oct 1918. Il a été blessé le 3 Octobre 1918 pour la troisième fois et est mort de ses blessures le 14 Octobre.

Plaque de cuivre initialement placée sur la croix de sa tombe au cimetière du Mont Huon. maintenant visible dans une église anglaise.

Livre écrit par cet officier à propos de ses combats à Gallipoli (‘son journal’)

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Badge du Manchester Regiment

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KCMG Medal

KCMG Medal

East Lancashire Regiment

 

Parfois sur les tombes, on remarque des initiales qui suivent le nom de la personne. Elles correspondent souvent à des médailles reçues par le militaire. Parmi ces médailles certaines sont vraiment peu courantes comme celle-ci, la KCMG.

La médaille avec sa devise ‘Auspicium Melioris Ævi’  -> jalon pour un âge meilleur.
La croix

Le très distingué ordre de Saint-Michel et Saint-Georges (Most Distinguished Order of Saint Michael and Saint George) est un ordre honorifique britannique. Il est surtout décerné aux personnes, fonctionnaires ayant rendu de grands services aux services diplomatiques britanniques, au au pays du Commonwealth

L’ordre fut d’abord établi le 27 avril 1818 par Georges IV, alors prince régent. L’ordre se divise en trois classes ainsi réparti 125 grands-croix  (GCMG), 375 chevaliers-commandeur (KCMG) et 1 750 compagnons (CMG), chiffres maximum.

Les grand-croix et commandeurs ont droit de placer le prédicat honorifique Sir ou Dame devant le prénom.

Voici la tombe de Sir Thomson Capper, KCMG.

A Lillers

Le Major General Capper commandait la 7ème division britannique à la bataille de L00s (dernière semaine de 1915). Une division comme celle-ci comportait environ 20 000 hommes. Il a été blessé grièvement par une balle le 2ème jour de la bataille et il n’a pas survécu. Il est mort le lendemain, 27 Septembre 1915.

Portrait

 


La bataille de Loos.

Cette bataille est la première grande offensive britannique de la guerre. L’armée anglaise qui n’était au départ que composée de soldats professionnels a lancé des campagnes de recrutement et commence à avoir un effectif suffisant pour mener une vraie attaque. Cependant, cette montée en effectif est très progressive. Les anglais vont à la bataille pour soutenir les Français qui eux attaquent autour d’Arras et en Champagne. Il faut aussi soulager les russes en provoquant des transferts de troupes allemandes de l’Est vers l’Ouest

75 000 soldats britanniques vont être engagées dans l’attaque initiale. Il s’agit de progresser au Nord de Lens. L’échec des attaques de Neuve Chapelle et de Festubert, au printemps 1915 avait montré que les troupes qui attaquent sur un front étroit souffrent d’un feu concentré. Le front d’attaque est donc élargi autant que possible, plaçant les six divisions en ligne, mais avec l’inconvénient que les pièces d’artilleries sont moins concentrées. Et les anglais manquent de canons et d’obus à ce moment de la guerre. Le quartier général décide donc d’utiliser des barrages fumigènes intenses pour dissimuler les soldats qui avanceront le plus en profondeur possible  et d’utiliser pour la première fois les gaz asphyxiants.

L’observation aérienne avait révélé que les défenses allemandes étaient impressionnantes dans la zone d’attaque. La 1ere ligne de front est équipée de nombreux postes de mitrailleuses et de larges rouleaux de fils de fer barbelés. Surtout une deuxième et troisième ligne de défense aussi solides sont installées derrière elle. En plus, la position de la deuxième ligne a été choisie de telle sorte qu’elle se trouve sur une pente inverse (hors de vue des Britanniques, donc).

Le  bombardement britannique des positions allemandes commence le 21 septembre et continue sans interruption jusqu’au matin de l’assaut, le 25 septembre. L’observation de l’effet ces bombardements a été gênée par des conditions climatiques défavorables.

Le 25 s vers 4 heures du matin, les tirs d’artillerie s’intensifient. A 5h50, l’artillerie lourde bombarde les premières lignes allemandes et le gaz est libéré via des tubes non loin des lignes allemandes. Le nuage à 10 à 15 mètres de haut , mais à cause d’un vent capricieux, il avance très lentement en direction des 1ères tranchées allemandes.

6h30: Heure Zéro . Toutes les unités d’infanterie d’attaques sortent des tranchées et traversent l’espace en avant des positions ennemies, tandis que l’artillerie dirige ses tires sur le terrain entre la première et la deuxième ligne pour bloquer des mouvements de troupes. Les premiers rapports suggèrent que l’attaque progresse bien.

On se rapproche avec précautions.
Les masques à gaz sont mis en place.
Les soldats avancent dans un nuage de gaz et de fumigènes.

Le soldats entrent dans Loos et Hulluch , atteignent la deuxième ligne allemande mais ont bloqués au nord par la défense souterraine allemande la ‘Redoute Hohenzollern’, ouvrage défensif complexe et souterrain par endroits.

Carte des opérations le 25 septembre.

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Cela peut prendre la forme d’un succès, mais les troupes anglaises sont décimées et n’ont pu déborder les points de résistance allemands. Surtout, il n’ya pas de deuxième vague immédiatement disponible pour relayer l’effort initial. Plus exactement, les troupes correspondantes sont trop loin de quelques heures pour pouvoir exploiter les brèches.

L’après midi et les jours suivants c’est un lutte acharnée entre anglais et allemands, mètre carré par mètre carré.

Unité écossaise dans les combats autour de Loos.
Dans les rues de Loos

Dans ces empoignades, ce sont les allemands qui finissent par reprendre le terrain perdu.

A la fin de la bataille les anglais ont 50000 morts ou hors de combat, les allemands 25000 .

Le cimetière mémorial Dud Corner, tout près de Loos

Sur le murs sont gravés les noms des disparus dans la bataille

Les difficultés ou les erreurs dans la  bataille sont les suivantes:

  • L’artillerie n’a pas réussie à réduire en morceaux les rouleaux de fil barbelés ui était d’un modèle que l’infanterie ne pouvait couper.
  • Elle n’a pas pu écraser l’artillerie ou les mouvements de l’infanterie adverse, faute le la puissance de feu nécessaire.
  • La disposition des tranchées et l’organisation des mouvements derrière la ligne de front britannique n’ont pas permis un mouvement facile des renforts et des blessés.
  • La puissances défensive des deuxièmes et troisième lignes allemandes, bien que repérée par les avions n’a pas été  assez prise en compte.
  • Il n’y a pas eu d’effet de surprise.
  • Les gaz était inefficaces. Leur comportement s’est avéré imprévisible. Ils ont pratiquement autant gêné les anglais que les allemands.
  • Des unités ont attaqué à peine arrivées en France. L’attaque de Loos était leur premier combat. Elles se sont battues vaillamment, mais leur manque d’expérience au combat était un sérieux handicap.
  • Les grenades britanniques étaient de conception et de fabrication médiocres comparativement aux modèles allemands.
  • La coordination artillerie / infanterie n’a pas bien fonctionné à cause de manque d’observations et de moyens de communication.

 

 

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COMPANY SERGEANT MAJOR

COMPANY SERGEANT MAJOR

BORDER REGIMENT

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Cette page évoque un grade inhabituel: Company sergeant major (CSM)

Insigne sur la manche pour un CSM

 

Tombe du Company Sergeant Major Albert Herbert Cormack, mort à 37 ans.

AUCHONVILLERS COMMUNAL CEMETERY

Ce sous officier est mort au combat en Avril 1916. Il était titulaire de la médaille: Long Service and Good Conduct Medal, ce qui veut dire qu’il avait passé au moins 18 ans dans l’armée.

Army Long Service & Good Conduct Medal (George V)

Dans quelques cimetières, la pierre tombale est d’une couleur inhabituelle: rouge. C’est le cas pour les quelques tombes britanniques au cimetière communal d’Auchonvillers

 

Company Sergeant Major (CSM)

Le sergent major de la companie (CSM) est le sous officier  responsable de l’administration, des normes et de la discipline au sein d’une compagnie. Dans le combat, sa principale responsabilité est la fourniture de munitions de l’unité. Il supervise également la distribution d’autres fournitures, comme l’eau ou les aliments, bien que cette responsabilité soit principalement celle du sergent-major du commandement de la compagnie (Company quartermaster sergeant – CQMS) et évacue les blessés et les prisonniers de guerre. Dans l’armée feançaise l’équivalent serait un adjudant.

 

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MILITARY CROSS – THE BLACK WATCH

 MILITARY CROSS

THE BLACK WATCH

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Tombe du Capitaine Talbert Stevenson, MC and Bar

La Clythe Cemetery (Belgique)

Ce capitaine avait mérité deux Military Cross (MC with bar) lorsqu’il a trouvé la mort.

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Military Cross

Military Cross with bar

 

La Croix militaire (Military Cross ou MC) est la troisième plus haute décoration militaire décernée aux officiers des forces terrestres. Elle est créée le 28 décembre 1914 par le roi George V. À l’origine, elle est décernée aux officiers subalternes, c’est-à-dire d’un rang ne dépassant pas le grade de capitaine ou aux sous-officiers supérieurs (Warrant Officer – adjudant, adjudant-chef et adjudant-major), en reconnaissance de services distingués et méritoires au combat.

En août 1916, les ‘bars’ ont été ajoutés au MC en reconnaissance de l’exécution d’autres actes de bravoure méritant cette médaille.

Quelque 37 081 MC ont été décernés pendant la Première Guerre mondiale, plus 2 992 avec bar bars, 176 avec 2 bars et 4 avec 3 bars.

Insigne MC and bar

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Le Capitaine Talbert Stevenson

Portrait

Lors de la déclaration de guerre, Talbert interrompt ses études à l’université de Manchester et est enrôlé à l’age de 19 ans dans le 4ème bataillon des Black Watch, le 6 août 1914. Il est nommé  sous-lieutenant le 2 septembre 1914.  Après 7  mois de formation et d’entraînement, il part pour la France avec bataillon où ils arrivent le 25 février 1915.

L’unité est affectée au secteur Armentières-La Bassée du front. Elle est engagée  à la bataille de Neuve Chapelle où le Capitaine est légèrement blessé mais peut rester en ligne. 

Après la bataille Neuve-Chapelle, bivouac du 4th Battalion- le 10-03-1915. Talbert Stevenson est le deuxième personnage en partant de la gauche.

Le lieutenant Stevenson a été blessé  deux mois plus tard dans la bataille de Festubert (juin 1915), qui visait à chasser les Allemands de la position d’Aubers Ridge.  Il était dans les tranchées quand une balle, venant d’un  tireur d’élite allemand,  entra dans sa joue gauche, traversa l’arrière de la gorge et sortit du côté droit du cou. Heureusement, dans son passage, la balle n’a touché aucune partie essentielle. Il est évacué pour soin et convalescence en Angleterre

Après le bataillon attaqué le 9, ils n’ont participé à aucune action sérieuse jusqu’à la bataille de Loos, mais Talbert devait manquer cette bataille alors qu’il était gravement blessé au visage et au cou par un tireur d’élite le 9 juin près de La Quinque Rue et a été évacué et n’a pas retourné en France avant le 29 septembre 1915.

Il est nommé lieutenant et retrouve son bataillon qui a beaucoup souffert lors de la bataille de Loos. Le bataillon passe l’hiver 1915/16 dans un rôle défensif.

Talbert recoit une citation par le général Sir John French pour «Son excellent service sur le terrain et pour la capture de prisonniers allemands lors d’un raid». Le 1er février 1916, il est nommé capitaine à titre temporaire.

Sur ce portrait, le capitaine porte la barrette sur sa MC, mais c’est honorifique car il a reçu sa deuxième MC à titre posthume.

Dans la nuit du 17 juin 1916, Talbert commande un raid dans les tranchées ennemies au nord du canal de La Bassée. En dépit d’une forte résistance, le groupe de raiders a ramené un prisonnier allemand et de précieuses informations.  En juillet 1916, au moment où la Bataille de la Somme  commence, on lui propose une promotion de ‘Brigade Major’, mais il refuse, en optant pour rester avec sa compagnie et ses hommes. En août, son bataillon est affecté dans la région de la Somme, entrant dans la bataille le 3 septembre. Au cours des deux mois suivants, l’unité est  presque constamment impliqué dans les combats et perd près de 40 officiers et plus de 1000 hommes. Talbert lui-même a été légèrement blessé le 9 et encore plus sérieusement le 13 octobre et est évacué en Angleterre, pour y être soigné.

Le Capitaine Talbert Stevenson reçoit la Military Cross le 1er janvier 1917 et, après soin et  convalescence (9 mois !) , il retrouve  son bataillon le 17 juillet 1917. Il participe à la troisième bataille d’Ypres qui est lancée le samedi 31 juillet. Il recevra (à titre posthume) sa deuxième Croix Militaire pour son travail lors de cette attaque. Il placé son bataillon avec une grande compétence et le lendemain de l’attaque il a fait une reconnaissance très précieuse, obtenant des informations critiques sous les feux de mitrailleuses lourdes et de fusils.

Le 14 Novembre suivant, un groupes de soldats ennemis s’infiltre dans les lignes anglaises et capture un poste de mitrailleuse Lewis. Cela leur permet de contourner un pan de la ligne de défense britannique et expose à leur feu le bataillon des Black Watch. Le Captain et Adjutant Talbert  Stevenson et le 2nd Lieutenant J Smith sont tués par des tirs de snipers.

Talbert  Stevenson avait seulement 22 ans quand il a été tué. Il ne fait guère de doute qu’il était un officier très apprécié et ses parents ont reçus de nombreuses lettres du Bataillon témoignant du courage et de la popularité de ce très jeune officier.

Le corps de Talbert a été enterré au cimetière militaire de La Clytte.

 

Le cimetière militaire de La Clytte

 

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Insigne du Regiment: The Royal highlanders – Black Watch

 

 

 

 

 

 

 

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MVO – Member of the Royal Victorian Order

MVO – Viscount

ROYAL HORSE GUARDS
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MVO Medal

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Près de Zandvoorde.

=>Tombe de Henry William, Viscount Crichton, DSO, MVO. 

Portrait

 

H.Crichton était proche de la famille royale et avait été Ecuyer de George V quand celui-ci était Prince de Galles. Le titre Viscount (Vicomte) indique qu’il était le fils ainé d’un Comte.

C’est au cour des combats pour défendre Ypres que la cavalerie anglaise s’est sacrifiée pour bloquer les offensives allemandes. Elle y parviendra à grand prix.

Voici les événements de ces journées en quelques lignes:
30 octobre – Attaque sur la droite des anglais et repli. Arrêt de la progression du 9e corps du général Dubois qui envoie au général Haig trois bataillons de zouaves en renfort.
31 octobre – Le 1er corps anglais est percé mais le général Moussy sauve la situation. Le maréchal French songe à évacuer Ypres. Entrevue au PC du général d’Urbal de Foch et French.
Reprise de Gheluvelt (2e régiment du Worcestershire) et de Messines.
1er novembre – Arrivée de Guillaume II à Thielt pour préparer son « entrée » à Ypres : Cinq corps d’armée allemands sur le front de la ville, nouveaux renforts de Joffre à Foch (deux divisions du 20e CA) commandés par le général Hely d’Oissel. Pertes de Messines et Wytschaete, reprise de Wytschaete par la 32e DI, relève de troupes anglaises par le 19e CA.
2 novembre – Perte de Wytschaete par les troupes franco-anglaises. Au sud de Dixmude, progression de l’offensive française.
….
On mesure l’intensité dramatique de ces journées. Ypres ne sera jamais pris par les allemands.

Bataille d’Ypres 30 octobre 1914

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AM – Albert Medal

ALBERT MEDAL

SCOTS GUARDS

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Cette page présente une médaille inhabituelle : l’ Albert Medal for Lifesaving. Inhabituelle, car cette médaille qui a existé de 1866 à 1970, n’a été décernée que peu de fois. La version présentée ci dessous (L »Albert Medal for Land en or’) n’a été remise qu’à … 45 personnes en plus de 100 ans d’existence.  On en voit donc très peu mentionnées sur les tombes de soldats britanniques.

Sur la tombe du Second Lieutenant Grey de Leche Leach, on peut remarquer les deux lettre A M qui suivent sont nom:

Tombe à Corbie

 

Ces lettre correspondent à une médaille, l’Albert Medal qui a été décernée à cet officier.

Albert Medal (‘en or’)

La mention sur la médaille est explicite: pour bravoure en sauvant des vies sur terre. (une version bleu existe pour la mer).

Voici les circonstances pour lesquelles la médaille a été décernée.

Le Sous-Lieutenant Leach examinait des grenades dans un bâtiment en France le 3 septembre 1916, avec deux autres officiers lorsque l’amorce de l’une d’entre elles s’est enflammée. Tout en criant un avertissement il s’est dirigé vers la porte avec l’engin fumant pressé contre son corps. Arrivé à la sortie, il a trouvé d’autres hommes à l’extérieur, de sorte qu’il ne pouvait pas jeter la grenade sans exposer les autres à grand danger.

Il a donc continué à appuyer la bombe sur son corps jusqu’à ce qu’elle éclate, le blessant mortellement. Le Lieutenant Leach aurait facilement pu économiser sa vie en jetant la bombe ou la laisser tomber sur le sol et chercher refuge, dit l’annonce officielle, mais l’une ou l’autre de ces possibilité aurait menacé les vies de ceux qui vivent dans ou autour du bâtiment. Il a sacrifié sa propre vie pour sauver les vies d’autres.

Le 2nd Lt Grey De Leche Leach, mort à 22 ans

 

Le roi George V lui a décerné la médaille Albert en or,  » en reconnaissance de la bravoure remarquable et du sacrifice du sous-lieutenant Gray de Leche Leach, du 1er bataillon des Scots Guards.  »

 

Mémorial en son honneur

 

 

COMPANION OF THE INDIAN EMPIRE

COMPANION OF THE INDIAN EMPIRE
OFFICIER TITULAIRE DE LA MEDAILLE (CIE)
‘CIE medal’
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A Longueil-Annel

Ce Major était Companion of the Order of the Indian Empire et titulaire de la Distinguished Service Order (abbréviations CIE et DSO derrière son nom).
 

Il a trouvé la mort lors de la retraite de l’armée anglaise de la Belgique vers la Marne
(fn août -début septembre 1914). Les combats dans le secteur étaient alors très mouvementés,
affrontements de rencontre, opérations de retardements,
missions de cavalerie,…

Quand je suis passé au cimetière d’Annel où se trouve cette tombe, il y avait les traces d’un pélerinage récent sous forme de fleurs et d’un petit mot déposé jour pour jour 90 ans après ces événements.
En voici la teneur, traduite en fançais:
Au Major Victor Brooke,
Vous êtes venu le 26 août dans l’hopital de mon arrière grand mère durant la première guerre mondiale en insistant pour rejoindre la bataille bien que votre santé soit précaire.
Vous avez été ramené le Vendredi suivant de la ligne de combat et vous êtes décédé 48 heures plus tard.
Elle disait que étiez du type le plus raffiné de soldat anglais et de gentleman et que vous avez été enterré ici près d’un homme qui avait reçu la Légion d’Honneur en 1826 parce que vous étiez si courageux.
Je dépose une rose pour vous.
W…..M…… d’Angleterre arrière petite fille de Julia Hunt Catlin Park Depew Taufflieb, propriètaire du château d’Annel à l’époque de la première guerre mondiale

Effectivement, il y a tout près la tombe d’un officier de cavalerie français, Chevalier de la Légion d’Honneur qui avait fait toutes les campagnes de la République puis de l’Empire. Sa tombe est malheureusement en très mauvais état et c’est bien dommage.

Il y a aussi tout près la tombe de la propriétaire du chateau citée plus haut.
Elle comporte une plaque avec le texte suivant :

Ici repose la Générale Taufflieb née Julia Catlin 1864 – 1947, Chevalier de la Légion d’Honneur, Croix de guerre 14-18.   

Elle dirigea dès 1915 avec sa fille Frances Park l’Ambulance Franco Américaine de Guiscard qu’elle installa en août 1917 dans son chateau d’Annel en assurant sa marche avec 300 lits jusqu’à la poussée allemande le 25 mars 1918. Née anglaise, elle fut donc plusieurs fois honorée par l’armée française.
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